Gourdes pour 1 dollar EU
130.89 (0.04%)
vnt 131.72 (0.05%)
vnt 132.00 ach 130.00
vnt 132.00 ach 129.50
vnt 132.00 ach 129.75
vnt 139.00 ach 137.00
vnt 132.00 ach 129.75
vnt 132.00 ach 129.50
vnt 132.00 ach 129.50
vnt 131.75 ach 129.25
Gourdes pour 1 dollar EU
130.89 (0.04%)
vnt 131.72 (0.05%)
vnt 132.00 ach 130.00
vnt 132.00 ach 129.50
vnt 132.00 ach 129.75
vnt 139.00 ach 137.00
vnt 132.00 ach 129.75
vnt 132.00 ach 129.50
vnt 132.00 ach 129.50
vnt 131.75 ach 129.25
récession

Port de Los Angeles : le baromètre du commerce mondial sous tension

En janvier, le port de Los Angeles, le plus grand port à conteneurs de l’hémisphère occidental depuis 25 ans, a traité 12 % de conteneurs en moins qu’un an plus tôt. Expliquée par plusieurs facteurs, cette tendance signale un commerce plus volatile, plus politique et plus sensible aux chocs.

En janvier 2026, le Port a traité 812 000 conteneurs, soit une baisse de 12 % par rapport à janvier 2025. Selon les dernières données, 421 594 unités équivalent vingt pieds (EVP) d’importations chargées (-13 %), 104 297 EVP d’exportations chargées (-8 %), et 286 110 conteneurs vides (-12 %).

Pour Gene Seroka, directeur exécutif du Port, plusieurs facteurs expliquent ce repli. D’abord, la comparaison se fait avec un janvier 2025 “élevé”. Le directeur rappelle que beaucoup d’importateurs avaient accéléré leurs achats pour devancer des tarifs. Ensuite, les stocks restent “légèrement plus élevés”, ce qui pousse les entreprises à restocker plus prudemment. Enfin, il y a l’élément le plus sensible : l’incertitude sur la politique commerciale américaine, qui “garde tout le monde sur le qui-vive”.

Cette incertitude s’inscrit dans un contexte de nouvel ordre commercial accéléré par la décision tarifaire américaine du « Liberation Day », avec des répercussions sur les chaînes d’approvisionnement, les prix et les décisions des entreprises.

Le 2 avril 2025, l’administration Trump a annoncé une nouvelle vague de tarifs, présentée comme une stratégie “réciproque” visant à corriger les déséquilibres commerciaux. Ainsi, les entreprises ne cherchent plus seulement le coût le plus bas. Elles cherchent aussi à réduire les risques politiques liés aux tarifs et aux contre-mesures, le risque juridique et le risque de rupture logistique. Ce type d’environnement encourage deux comportements opposés : accélérer les importations avant un changement de règles, puis ralentir une fois les entrepôts remplis.

Du côté des exportations, le signal est également préoccupant. Une dépêche Reuters rapporte que Seroka juge les exportations vers la Chine “désastreuses”, et souligne l’impact des tarifs et des représailles sur des exportateurs américains, notamment agricoles. Quand les exportations fléchissent, les ports perdent une partie de leur équilibre naturel : moins de flux “aller-retour”, plus de frictions, et davantage de coûts d’ajustement et de conteneurs vides.

Previous post Quand l’emploi ne suffit plus : la pauvreté au travail en Haïti
inflation aux etats unis Next post PIB en hausse, budgets sous pression : l’Amérique à deux vitesses