Wall Street secouée par la guerre en Iran, la flambée du pétrole et le choc sur l’emploi
Les marchés américains ont terminé la semaine en forte baisse, alors que la guerre en Iran a fait bondir les prix du pétrole et qu’un rapport sur l’emploi plus faible que prévu a ravivé les inquiétudes sur l’économie américaine, dans un contexte où près de 1 000 milliards de dollars se sont évaporés en une seule journée à Wall Street.
Vendredi, le Dow Jones a perdu 453 points, le S&P 500 a chuté de 91 points et le Nasdaq a aussi reculé nettement. Les trois grands indices ont clôturé en baisse dans un contexte de flambée de 12 % du pétrole américain et de détérioration soudaine du marché du travail.
Pour les lecteurs moins familiers avec Wall Street, l’indice Dow Jones suit 30 grandes entreprises américaines de premier plan issues de divers secteurs et sert souvent de baromètre symbolique de l’économie et des grandes sociétés. Le S&P 500 regroupe 500 grandes entreprises et est généralement considéré comme l’indicateur le plus représentatif de l’ensemble du marché américain. Le Nasdaq, lui, est davantage associé aux valeurs technologiques et de croissance, ce qui en fait un indice particulièrement sensible aux mouvements des grandes entreprises du numérique.
Le net recul de ces indices reflète les inquiétudes croissantes autour de l’économie américaine. Les investisseurs redoutent désormais un double choc. D’un côté, la hausse du pétrole risque d’alimenter l’inflation et d’augmenter les coûts de transport, d’énergie et de production ; de l’autre, un marché du travail plus fragile suggère que l’économie américaine pourrait perdre de l’élan. Le rapport sur l’emploi a signalé un net affaiblissement du marché du travail américain, avec 92 000 emplois perdus en février.
Quand le Dow, le S&P 500 et le Nasdaq baissent ensemble, cela traduit souvent une nervosité large, bien au-delà d’un seul secteur. Dans le même temps, la guerre au Moyen-Orient a provoqué une flambée des prix de l’énergie, alimentant les craintes d’une inflation plus durable et d’une pression accrue sur les entreprises comme sur les ménages.
La nervosité s’est aussi reflétée dans le VIX, souvent appelé « l’indice de la peur » de Wall Street, qui a bondi d’environ 24 % pour clôturer à 29,49, son plus haut niveau depuis avril 2022. Plusieurs secteurs sensibles aux coûts de l’énergie ont souffert, notamment les compagnies aériennes, tandis que les valeurs bancaires ont aussi reculé.
Le pétrole a joué un rôle central dans cette nervosité. Les prix ont grimpé après l’arrêt des expéditions via le détroit d’Ormuz. Le brut américain a bondi de plus de 12 % à plus de 90 dollars le baril, tandis que le Brent a progressé d’environ 8,5 % à 92 dollars. Cette envolée a ravivé les inquiétudes sur les coûts de production, le transport et les marges des entreprises.
Pour Haïti, ce type de mouvement mérite attention. Une hausse durable du pétrole peut faire grimper les coûts d’importation et de transport, tandis qu’un ralentissement économique aux États-Unis peut finir par peser sur la confiance, la consommation et, à terme, sur les économies fortement liées aux transferts et aux marchés extérieurs.

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