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Cuba

Cuba ouvre la porte aux investissements de sa diaspora

Cuba se prépare à franchir une étape économique importante en permettant aux Cubains vivant à l’étranger d’investir dans des entreprises privées sur l’île et d’en être propriétaires. D’après un entretien accordé à NBC News par le vice-Premier ministre Óscar Pérez-Oliva Fraga, cette ouverture viserait notamment la diaspora installée aux États-Unis, au moment où La Havane cherche de nouvelles sources de capitaux et de devises.

L’Associated Press rapportait déjà la semaine dernière que le président Miguel Díaz-Canel évoquait des investissements avec les Cubains résidant à l’étranger dans le cadre d’un changement plus large du modèle économique.

Ce virage intervient dans un contexte de crise aiguë. Reuters rapporte que Cuba fait face à une grave pénurie d’énergie, à des coupures d’électricité prolongées et à une forte pression économique, aggravées par l’arrêt des arrivées de carburant pendant trois mois. Dans ce contexte, ouvrir la porte aux capitaux de la diaspora apparaît moins comme un choix idéologique que comme une tentative de respiration économique.

Cette évolution s’inscrit dans une ouverture déjà engagée, mais encore incomplète. Cuba a accordé un statut légal aux entreprises privées en 2021, puis a autorisé les petites et moyennes entreprises à s’incorporer, mettant fin à des décennies de restrictions héritées du modèle étatique. Depuis, le secteur privé a fortement progressé : selon Reuters, il a représenté 55 % des ventes de détail en valeur en 2024, contre 44 % en 2023.

Toutefois, cette ouverture reste étroite et surveillée. En 2024, le gouvernement cubain avait renforcé les règles imposées aux entreprises privées, en durcissant les contrôles, en limitant certains canaux d’approvisionnement et en augmentant la pression réglementaire. Autrement dit, La Havane veut davantage de capital et d’activité, sans renoncer totalement au contrôle politique de l’économie.

Si cette réforme est réellement mise en œuvre, elle pourrait transformer une partie des fonds envoyés par la diaspora en capital productif, plutôt qu’en simple soutien à la consommation familiale. Mais son impact dépendra d’un point essentiel : la capacité du gouvernement cubain à offrir des règles claires, une certaine sécurité aux investisseurs et une marge de fonctionnement réelle au secteur privé.

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