Gourdes pour 1 dollar EU
130.85 (-0.02%)
vnt 131.55 (-0.05%)
vnt 132.00 ach 130.00
vnt 132.00 ach 129.50
vnt 132.00 ach 129.75
vnt 139.00 ach 137.00
vnt 132.00 ach 129.75
vnt 132.00 ach 129.50
vnt 132.00 ach 129.50
vnt 131.75 ach 129.25
Gourdes pour 1 dollar EU
130.85 (-0.02%)
vnt 131.55 (-0.05%)
vnt 132.00 ach 130.00
vnt 132.00 ach 129.50
vnt 132.00 ach 129.75
vnt 139.00 ach 137.00
vnt 132.00 ach 129.75
vnt 132.00 ach 129.50
vnt 132.00 ach 129.50
vnt 131.75 ach 129.25
gourde-haitienne

Taux de change : les transferts ont tenu le marché, mais mars ravive la pression

Depuis le début de l’exercice fiscal, la gourde a mieux résisté que beaucoup ne l’auraient cru, mais la remontée du dollar depuis la fin février rappelle que cette stabilité reste fragile. Derrière ce calme apparent, le principal soutien du marché des changes n’est pas venu d’une intervention massive de la BRH, mais plutôt de l’arrivée régulière de dollars en provenance de l’étranger, surtout à travers les transferts. Cette stabilité reste donc exposée aux espoirs politiques, à la pression douanière, à la faiblesse de l’activité et aux nouveaux chocs extérieurs.

Le taux de référence est passé de 130,71 gourdes pour un dollar le 1er octobre 2025 à 130,85 gourdes le 13 mars 2026. Le taux moyen d’acquisition (TMA) est passé, lui, de 131,53 à 131,55. Autrement dit, la gourde n’a pas décroché. Mais depuis la fin février, le dollar remonte de nouveau, signe que l’équilibre reste fragile.

Les chiffres des interventions de la BRH confirment que cette stabilité ne s’explique pas par une injection continue de dollars sur le marché. En octobre, novembre et décembre 2025, la banque centrale n’a effectué aucune vente de devises, tout en achetant environ 29,65 millions, 30,42 millions et 69,26 millions de dollars. En janvier 2026, elle a vendu 10 millions de dollars, mais en a acheté environ 24,52 millions. Sur l’ensemble de la période, la BRH est donc restée acheteuse nette.

En outre, Haïti a reçu 1,612 milliard de dollars via les maisons de transfert entre octobre 2025 et janvier 2026, contre 105,72 millions expédiés vers l’étranger, soit un solde net positif de 1,507 milliard de dollars. Cela représente en moyenne un peu plus de 403 millions de dollars reçus par mois. Les États-Unis à eux seuls ont fourni 1,269 milliard de dollars, soit près de 78,7 % des montants reçus.

Autrement dit, la vraie ancre du marché des changes au début de cet exercice fiscal semble avoir été moins la BRH que les transferts de la diaspora. Le contraste est frappant : la position nette acheteuse de la BRH sur le marché s’élève à environ 143,84 millions de dollars, alors que le solde net des transferts dépasse 1,5 milliard. En valeur, ce flux net de transferts représente environ 10,5 fois la position nette de la banque centrale.

Cela aide à comprendre pourquoi la gourde a pu rester relativement stable malgré une économie encore affaiblie, des recettes douanières élevées dans un contexte de faible activité, et des coûts qui pèsent sur les petits commerçants et les importateurs.

Les transferts alimentent directement l’offre de dollars dans l’économie et servent de coussin face aux tensions. Mais ce coussin ne supprime pas le risque. La remontée observée depuis la fin février rappelle que dès que la demande de devises se renforce, la pression revient rapidement.

La lecture de ce début d’exercice fiscal est donc plus claire : la gourde a résisté, mais elle a surtout résisté grâce aux dollars de la diaspora. Dans un contexte de nouvelle direction politique appuyée par Washington, d’espoirs de reprise, mais aussi de vulnérabilités internes persistantes et de tensions extérieures, cette stabilité reste réelle, sans être solide.

réserves pétrolières Previous post L’AIE libère un volume record de réserves pétrolières d’urgence