Gourdes pour 1 dollar EU
130.89 (0.04%)
vnt 131.72 (0.05%)
vnt 132.00 ach 130.00
vnt 132.00 ach 129.50
vnt 132.00 ach 129.75
vnt 139.00 ach 137.00
vnt 132.00 ach 129.75
vnt 132.00 ach 129.50
vnt 132.00 ach 129.50
vnt 131.75 ach 129.25
Gourdes pour 1 dollar EU
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Montée en flèche du dollar américain

Réserves de change : Le dollar reste dominant, mais la diversification se poursuit

Les dernières données du FMI (COFER) offrent un aperçu précis de la manière dont les banques centrales du monde entier détiennent leurs réserves de change et des tendances qui se dessinent. Au troisième trimestre 2025, les réserves de change mondiales s’élevaient à environ 13 000 milliards de dollars, soit une légère augmentation par rapport au trimestre précédent. Ces données montrent également que, si le dollar américain conserve sa position dominante, sa suprématie à long terme s’érode progressivement.

Au troisième trimestre 2025, le dollar américain représentait environ 56,9 % des réserves mondiales allouées. Il reste ainsi de loin la principale monnaie de réserve mondiale, mais ce chiffre contraste fortement avec le début des années 2000, où le dollar représentait plus de 70 % des réserves mondiales. Cette tendance est progressive et non brutale : les banques centrales n’abandonnent pas le dollar, mais elles diversifient leurs réserves en s’en éloignant progressivement.

L’euro reste la deuxième monnaie de réserve la plus importante, avec une part de 20,3 %. Contrairement au dollar, la part de l’euro est restée relativement stable au cours de la dernière décennie, même après les multiples crises traversées par la zone euro. Cela suggère que, malgré les difficultés politiques et budgétaires, l’euro est toujours considéré comme une valeur refuge crédible par les gestionnaires de réserves.

Au-delà des deux monnaies dominantes, la diversification est plus marquée. Le yen japonais (5,8 %) et la livre sterling (4,5 %) continuent de jouer un rôle important, bien que secondaire. Parallèlement, la part des « autres devises » a atteint 5,6 %, reflétant une stratégie plus large des banques centrales visant à répartir les risques sur un éventail plus large d’actifs. Le dollar canadien (2,7 %) et le dollar australien (2,1 %) conservent une place importante dans cette catégorie.

Le renminbi chinois (RMB) représente 1,9 % des réserves mondiales. Bien que ce chiffre reste faible comparé au dollar ou à l’euro, sa présence est notable, sachant qu’il était pratiquement absent des statistiques de réserves il y a dix ans. Ces données témoignent d’une internationalisation progressive, et non d’une prise de contrôle rapide du système mondial.


Du premier trimestre 2000 au troisième trimestre 2025 (part de marché)

USD  70,80 %  →  56,92 % (–13,87 pp)
EUR 16,53 %  →  20,33 % (+3,79 pp)
Autres 2,55 %   →  5,64 % (+3,09 pp)
JPY  6%         →  5.82% (-0.18 pp)
points de pourcentage (pp)


Il convient de noter que 10,4 % des réserves sont « imputées », c’est-à-dire que le FMI estime leur composition monétaire, car toutes les banques centrales ne communiquent pas l’intégralité des détails. Cela ne remet pas en cause la tendance, mais rappelle que les données relatives aux réserves ne sont pas parfaitement transparentes.

Dans l’ensemble, le constat est clair : le dollar reste au cœur du système financier mondial, mais le monde évolue lentement vers une structure de réserves plus diversifiée. Cette évolution reflète une gestion des risques plutôt qu’une rupture géopolitique, et explique pourquoi les titres de presse sur la « dédollarisation » exagèrent souvent ce qui est, en réalité, un ajustement long et prudent.

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