Cuba sous pression après la capture de Maduro
À Cuba, la crise économique s’est aggravée depuis l’arrestation de Nicolás Maduro début janvier. Cet événement a accéléré la perturbation de l’une des principales sources d’approvisionnement énergétique de l’île. Selon Reuters, la population bascule en mode survie face à l’allongement des coupures d’électricité et à la flambée des prix des produits alimentaires, du transport et surtout du carburant.
Le peso cubain aurait perdu plus de 10 % de sa valeur face au dollar en trois semaines, renchérissant immédiatement le panier de la ménagère dans un pays où les salaires ne suivent plus.
Le nœud du choc actuel est l’énergie. L’administration Donald Trump a appelé à un durcissement de la pression sur l’île et a menacé d’imposer des tarifs douaniers aux pays qui continueraient à fournir du pétrole à Cuba, créant un effet dissuasif sur les partenaires potentiels.
Dans ce contexte, Venezuela, allié historique et fournisseur clé, ne livre plus comme avant, tandis que le Mexico a reconnu avoir mis en pause ses expéditions, ce qui renforce l’étau sur l’approvisionnement. Par conséquent, les files d’attente aux stations-service s’allongent rapidement, y compris à La Havane, qui jusqu’à présent était relativement mieux approvisionnée que de nombreuses zones rurales.
Dans beaucoup de pays, une telle dégradation déclencherait des manifestations massives. À Cuba, Reuters observe au contraire peu de protestations, dans un environnement où la contestation reste fortement contenue, même si les témoignages recueillis signalent une lassitude croissante et l’idée que “quelque chose doit changer”.

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