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Cuba

Cuba sous pression : crise du carburant, chantage tarifaire américain et économie en recul

Cuba traverse une nouvelle phase de tension économique aiguë depuis la capture de Nicolás Maduro par les États-Unis début janvier, un choc régional qui a fragilisé l’un de ses derniers appuis énergétiques et accéléré la dégradation d’un système déjà à bout de souffle. Sur l’île, la pénurie de carburant n’est plus un risque abstrait : elle touche désormais la mobilité, l’approvisionnement et la capacité même de faire tourner l’économie, y compris des secteurs sensibles comme l’aviation et l’électricité.

Le signal le plus spectaculaire est venu des autorités cubaines, qui ont averti que le pays risquait de ne plus pouvoir fournir de carburant aviation à partir du lundi 9 février, ce qui expose des liaisons internationales, et donc une partie des recettes en devises, à des perturbations supplémentaires. Dans le même temps, la crise énergétique se répercute sur la production d’électricité, l’activité logistique et le fonctionnement de services essentiels, dans un contexte de rationnement et de coupures prolongées déjà largement documentées.

Cette dégradation intervient alors que Washington a durci sa stratégie. Le 29 janvier 2026, la Maison-Blanche a signé un décret déclarant une urgence nationale et mettant en place un mécanisme permettant d’imposer des tarifs douaniers aux pays qui vendent ou fournissent du pétrole à Cuba, afin de décourager les flux d’approvisionnement. Dans ce nouveau cadre, des pays tiers se retrouvent pris entre le risque de représailles commerciales et la nécessité d’éviter un effondrement humanitaire à Cuba. Reuters rapporte ainsi que le Mexique évalue des options pour envoyer du carburant à l’île sans déclencher de sanctions américaines, signe que l’énergie devient un terrain de coercition géoéconomique ouvert.

Face à l’urgence, La Havane laisse entrevoir une ouverture tactique : un haut responsable cubain a indiqué à l’Associated Press qu’il n’existe pas de dialogue formel avec Washington, tout en affirmant que Cuba reste « ouverte » à des échanges sous certaines conditions — un message qui reflète l’ampleur des contraintes matérielles du moment.

Sur le fond, la crise énergétique s’additionne à une trajectoire économique déjà dégradée : selon une analyse publiée par TIME, l’économie cubaine a reculé d’environ 15% depuis 2018, sur fond d’érosion des recettes touristiques, de baisse de la production d’électricité et de désorganisation des chaînes d’approvisionnement. Dans cet environnement, la pression américaine vise un résultat politique — obtenir un « deal » — mais le levier utilisé (l’étranglement énergétique) agit d’abord comme un multiplicateur de pénuries, avec un coût direct pour les ménages et pour les secteurs capables de générer des devises.

Pour Cuba, les enjeux immédiats sont clairs. La Havane souhaite garantir un approvisionnement minimal en carburant, notamment pour l’aviation, les transports et la production d’électricité, afin d’éviter une spirale de paralysie économique. Pour Washington, il s’agit d’un calibrage stratégique. Les États-Unis veulent transformer l’instrument des droits de douane en levier de négociation sans provoquer une rupture économique qui compromettraient tout accord, y compris avec leurs partenaires régionaux.

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