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Eau en sachet à Port-au-Prince : quand l’eau potable devient un risque sanitaire

Le vendredi 30 janvier 2026, à l’hôtel Montana, le ministère et sa Direction du Contrôle de la Qualité et de la Protection du Consommateur (DCQPC) ont rendu publics les résultats d’une étude menée d’août 2025 à janvier 2026 sur la qualité et la conformité de l’eau de consommation dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Les résultats annoncés sont une source de préoccupation. Plus de 92 % des sachets d’eau analysés ne seraient pas conformes aux normes, notamment sur l’enregistrement et l’étiquetage, ce qui fragilise le droit à l’information des consommateurs et accroît les risques pour la santé publique.

Dans un pays où l’accès à une eau réellement sûre reste limité, la Banque mondiale estime qu’environ 27 % de la population utilise des services d’eau potable “gérés en toute sécurité” (dernière donnée disponible, 2022). La dépendance au marché privé (eau en sachet, kiosques, revendeurs) est devenue structurelle. Et même lorsque l’eau est fournie par des réseaux ou des structures formelles, la continuité du service et la qualité du contrôle ne sont pas garanties.

Un diagnostic de la Banque mondiale souligne qu’en zone métropolitaine, certains usagers ne reçoivent l’eau que quelques dizaines d’heures par semaine. Le même diagnostic relève aussi que des tests de qualité de l’eau effectués sur l’eau distribuée ne respectent pas toujours les normes applicables. Résultat : la combinaison d’un service irrégulier et d’un contrôle insuffisant favorise la prolifération d’offres informelles, inégales et parfois dangereuses.

Le MCI inscrit son annonce dans une logique de droits (résolution 64/292 de l’ONU reconnaissant le droit à l’eau potable et à l’assainissement) et promet un plan d’action interinstitutionnel : durcissement du cadre, multiplication des contrôles, responsabilisation des opérateurs et information des consommateurs.

Ce qu’il faut surveiller maintenant

  • Traçabilité : identification claire du producteur, adresse, date, lot, autorisation/numéro d’enregistrement.
  • Contrôles et sanctions : fréquence des inspections, retraits du marché, pénalités effectives (pas seulement des annonces).
  • Coordination : articulation MCI/DCQPC avec les autorités WASH et sanitaires (surveillance microbiologique, alertes publiques).
  • Information au public : comment reconnaître un sachet conforme, quoi faire en cas de doute, où signaler.
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