Gourdes pour 1 dollar EU
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45 millions dollars à Haiti

Choc énergétique : Haïti reste exposée malgré le recul du pétrole

Après avoir bondi sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient, des tensions autour du détroit d’Ormuz et des risques pesant sur l’offre mondiale, le pétrole a reculé le 10 mars 2026, offrant un répit temporaire aux marchés, mais pas une réelle protection pour des économies importatrices comme Haïti.

Après avoir frôlé les 119,50 dollars le baril au plus fort des tensions la veille, le Brent a finalement chuté pour clôturer à 87,80 dollars, tandis que le WTI est retombé à 83,45 dollars. Pourtant, malgré ce repli, l’EIA (Energy Information Administration américaine) estime toujours que le Brent devrait rester au-dessus de 95 dollars le baril pendant les deux prochains mois en raison des perturbations liées à la guerre avec l’Iran.

Pour Haïti, l’enjeu n’est donc pas seulement la baisse d’un jour, mais la possibilité d’une instabilité prolongée. Haïti ne produit ni ne raffine de carburant localement et importe ses produits pétroliers, notamment l’essence, le diesel, le kérosène, le Jet-A1 et du pétrole brut utilisé pour la production d’électricité. Cela signifie qu’un choc durable sur les marchés mondiaux peut rapidement se transmettre aux coûts du transport, à l’électricité et au prix des marchandises importées.

Autrement dit, même si Wall Street ou les marchés asiatiques se calment après une déclaration politique, la vulnérabilité d’Haïti demeure. Ce qui compte pour l’économie haïtienne, ce n’est pas seulement le niveau du Brent aujourd’hui, mais la durée de la crise au Moyen-Orient et son impact sur les routes d’approvisionnement énergétique. Tant que la guerre entretient le risque autour du détroit d’Ormuz et de la production régionale, le pays reste exposé à une nouvelle pression sur le coût de la vie.

Cette menace est d’autant plus sérieuse qu’Haïti a déjà montré sa sensibilité aux chocs extérieurs. Le choc mondial des prix des matières premières après la guerre en Ukraine a contribué à une hausse d’environ 12 % de la facture alimentaire d’importation du pays, tout en alimentant les tensions inflationnistes.

Dans une économie fragile, une nouvelle flambée durable du pétrole ne resterait donc pas confinée aux marchés internationaux : elle risquerait de se répercuter jusque dans les transports, l’alimentation et le budget des ménages.

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