Le budget de la République pour l’exercice 2025-2026 est estimé à 345.51 Md de gourdes. Par rapport à l’exercice précédent, cela représente une hausse d’environ 8.75 %, soit 27.81 Md de gourdes supplémentaires.
Ce montant correspond aux voies et moyens, c’est-à-dire l’ensemble des ressources que l’État prévoit de mobiliser pour financer ses dépenses. Il ne s’agit donc pas seulement d’un chiffre global : il indique aussi d’où l’État prévoit de tirer ses revenus et comment ces ressources devraient être utilisées.
- Le budget total pour l’exercice 2025-2026 atteint 345.51 Md de gourdes, en hausse de 8.75 % par rapport à l’exercice précédent.
- Les ressources domestiques représentent 70.5 % du budget, soit 243.50 Md de gourdes.
- Les dépenses courantes pèsent 61.8 % des dépenses totales, contre 38.2 % pour les dépenses de capital.
Un budget en progression
Pour l’exercice 2025-2026, le budget total est estimé à 345.51 Md de gourdes, contre environ 317.70 Md de gourdes pour l’exercice précédent. La hausse est donc de 27.81 Md de gourdes.
Sur les cinq derniers exercices, le budget total a progressé à un rythme moyen proche de 13.2 % par an. Cette évolution montre une augmentation graduelle des montants budgétaires. Mais elle ne permet pas, à elle seule, de dire si l’État collectera effectivement toutes les ressources prévues ou exécutera toutes les dépenses inscrites au budget.
Un budget indique ce que l’État prévoit de mobiliser et de dépenser. L’exécution budgétaire, elle, montre ce qui est réellement collecté et dépensé au cours de l’exercice.
D’où viennent les ressources ?
La structure des ressources montre que le budget repose surtout sur les ressources collectées à l’intérieur du pays.
Les ressources domestiques atteignent 243.50 Md de gourdes, soit environ 70.5 % du budget total. Elles regroupent principalement les recettes internes, les taxes, les impôts et les recettes douanières. Ces ressources sont importantes parce qu’elles indiquent la capacité de l’État à financer une partie importante de son budget avec ses propres moyens.
Les recettes internes sont estimées à 177.09 Md de gourdes, tandis que les recettes douanières atteignent 63.51 Md de gourdes. Par rapport à l’exercice précédent, les recettes internes progressent de 16.40 %, soit 24.95 Md de gourdes supplémentaires. Les recettes douanières augmentent de 11.14 %, soit 6.36 Md de gourdes de plus.
Les dons sont évalués à 64.45 Md de gourdes, soit environ 18.7 % du budget total. Ils reculent de 5.22 % par rapport à l’exercice précédent, soit une baisse de 3.55 Md de gourdes.
Le financement est estimé à 37.56 Md de gourdes, soit environ 10.9 % du total. Il est légèrement en baisse de 0.94 %, soit environ 354.61 millions de gourdes de moins que l’exercice précédent.
Comment les dépenses sont réparties
Les dépenses totales sont également estimées à 345.51 Md de gourdes.
Les dépenses courantes représentent 213.56 Md de gourdes, soit environ 61.8 % des dépenses totales. Elles servent surtout à faire fonctionner l’État au quotidien : salaires, achats de biens et services, subventions, transferts et fonctionnement des institutions publiques.
Les dépenses de capital s’élèvent à 131.95 Md de gourdes, soit environ 38.2 % du total. Elles sont davantage liées aux investissements, aux infrastructures, aux projets publics et aux dépenses qui peuvent contribuer au développement à moyen ou long terme.
Par rapport à l’exercice précédent, les dépenses courantes augmentent de 15.08 %, soit 27.99 Md de gourdes supplémentaires. Les dépenses de capital restent presque stables, avec une légère baisse de 0.14 %, soit 182.38 millions de gourdes de moins.
Ce que montre le solde budgétaire de base
Le solde budgétaire de base est estimé à 29.94 Md de gourdes. Ce solde positif suggère un excédent de base avant certaines opérations de financement.
En termes simples, ce solde permet d’observer une partie de l’équilibre budgétaire avant d’intégrer certaines opérations financières. Un solde positif peut signaler une marge budgétaire, mais il ne signifie pas automatiquement que toutes les dépenses prévues seront exécutées ni que les tensions budgétaires disparaissent.
L’amortissement de la dette est évalué à 16.99 Md de gourdes, en hausse de 1.30 % par rapport à l’exercice précédent, soit 218.18 millions de gourdes supplémentaires.
Lecture rapide
Pour l’exercice 2025-2026 :
- Budget total : 345.51 Md de gourdes
- Ressources domestiques : 243.50 Md
- Recettes internes : 177.09 Md
- Recettes douanières : 63.51 Md
- Dons : 64.45 Md
- Financement : 37.56 Md
- Dépenses courantes : 213.56 Md
- Dépenses de capital : 131.95 Md
- Amortissement de la dette : 16.99 Md
- Solde budgétaire de base : 29.94 Md
À retenir
Le budget 2025-2026 repose principalement sur les ressources domestiques, qui représentent plus de deux tiers du total. La hausse du budget vient surtout de la progression des recettes internes et des ressources domestiques, tandis que les dons reculent légèrement.
Le point important à surveiller sera l’exécution du budget. Un budget prévu donne une orientation, mais son impact réel dépendra de la capacité de l’État à collecter les ressources annoncées, à financer les dépenses prévues et à transformer les crédits budgétaires en services, investissements et résultats concrets.
Comme un même exercice peut être rectifié, cette lecture utilise la dernière version disponible pour l’exercice afin d’éviter de comparer un budget provisoire à un budget rectifié.
Source : données budgétaires compilées par Haiti Économie.
