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Illustration du détroit d’Hormuz avec carte du Golfe persique, pompe pétrolière et graphiques financiers.

États-Unis–Iran : un mémorandum d’entente sur Hormuz pourrait soulager les prix du pétrole, mais l’incertitude demeure

Les États-Unis et l’Iran discutent d’un accord préliminaire qui pourrait prolonger le cessez-le-feu et rouvrir le détroit d’Hormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole et de gaz. Pour l’économie haïtienne, les effets seraient indirects mais importants : une détente sur les marchés pétroliers pourrait limiter la pression sur les prix du carburant, le coût de la vie et les finances publiques.

La Maison-Blanche a publié samedi une déclaration de Donald Trump affirmant qu’un accord entre Washington, Téhéran et d’autres pays impliqués était « largement négocié », tout en restant soumis à finalisation. Reuters rapporte toutefois que M. Trump a aussi indiqué que les négociateurs ne devaient pas se précipiter et que le blocus américain resterait en place jusqu’à ce qu’un accord soit « conclu, certifié et signé ».

L’enjeu principal reste énergétique. Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie, environ 20 millions de barils par jour ont transité par le détroit d’Hormuz en 2024, soit près de 20 % de la consommation mondiale de liquides pétroliers. Une réouverture durable pourrait donc réduire une partie de la pression sur les prix mondiaux du pétrole, tandis qu’un blocage prolongé maintiendrait une prime de risque.

Cette dynamique compte particulièrement pour les pays importateurs de carburants comme Haïti. Une hausse du pétrole augmente la facture d’importation et peut se transmettre aux prix du carburant, au transport, à l’électricité, à la distribution des marchandises et, plus largement, au coût de la vie.

Le FMI a récemment souligné que le choc pétrolier lié au conflit au Moyen-Orient augmentait la facture d’importation de carburant d’Haïti et le coût implicite des subventions, aggravant une position budgétaire déjà fragile. Si l’État absorbe une partie de la hausse, la pression pèse sur les finances publiques ; s’il la laisse passer, elle pèse sur les ménages et les entreprises.

Même si Haïti n’est pas partie aux négociations, leur issue pourrait donc peser sur son économie : carburant, inflation, transport et finances publiques.

Mur couvert de graffitis sociaux en Haïti, illustrant les revendications liées au coût de la vie et aux salaires. Previous post Salaires minimums 2026 : une hausse nécessaire face à un coût de la vie toujours élevé ?
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