Haïti Économie

Démocratiser l’accès à l’information économique

Les États-Unis sanctionnent deux hommes d’affaires libanais et un législateur

Des hommes d’affaires proches de l’ancien PM libanais Saad al-Hariri ont été sanctionnés pour corruption présumée liée à des contrats d’État.

Le Trésor américain a imposé jeudi des sanctions à deux hommes d’affaires libanais de premier plan et à un législateur proche du mouvement Hezbollah pour corruption présumée à grande échelle qui a sapé l’état de droit au Liban.

Les hommes d’affaires Jihad al-Arab et Dany Khoury, proches respectivement de l’ancien Premier ministre libanais Saad al-Hariri et de l’homme politique chrétien Gebran Bassil, ont été sanctionnés pour corruption présumée liée à des contrats d’État.

Le législateur Jamil Sayyed a été sanctionné pour avoir prétendument cherché à « contourner les politiques et réglementations bancaires nationales » et à transférer 120 millions de dollars à l’étranger, « vraisemblablement pour s’enrichir et enrichir ses associés », selon un communiqué du Trésor.

Le Liban subit une catastrophe humanitaire créée par un effondrement financier. Le taux d’inflation annuel a dépassé les 100 pour cent cette année et la production économique a plongé. La Banque mondiale l’a qualifiée de l’une des pires crises financières depuis des siècles.

Les gens ont vu disparaître tout un mode de vie. Les factures d’épicerie hebdomadaires peuvent équivaloir à des mois de revenu d’une famille typique. Les banques refusent de laisser les gens retirer de l’argent de leurs comptes bancaires. Les médicaments de base sont souvent indisponibles et les lignes des stations-service peuvent durer des heures. Les coupures de courant sont généralisées. La seule chose qui maintient à flot de nombreuses familles libanaises est l’argent transféré de parents et de membres de la famille vivant à l’étranger.

Même avant la crise, le Liban était un pays très inégalitaire. La richesse du pays est concentrée entre les mains de quelques familles et de l’élite politique qui se sont depuis longtemps enrichies par la corruption. Mais, l’instabilité au Liban s’est aggravée après 2019.

D’abord, le gouvernement a tenté de lever des fonds en imposant une taxe sur tous les appels WhatsApp, que de nombreuses familles libanaises utilisent parce que les appels téléphoniques sont si chers. La taxe a exaspéré les gens — dont beaucoup l’ont considérée comme un autre exemple d’inégalité imposée par le gouvernement — ​​et a suscité de grandes protestations parfois violentes.

Deuxièmement, la pandémie a nui à l’économie déjà vulnérable du Liban. Le tourisme, qui représentait 18 % de l’économie libanaise avant la pandémie, a été particulièrement touché.

Troisièmement, une énorme explosion dans le port de Beyrouth, la capitale du Liban, en août 2020 a tué plus de 200 personnes et détruit plusieurs quartiers prospères.

Partager
Continuer la lecture

Articles liés

Article précédent DG PNH Léon Charles PNH : Les mandats tumultueux du DG démissionnaire M. Charles, directeur général de la PNH a finalement démissionné après le dernier enlèvement de missionnaires américains et canadiens 21 October 2021 3 min Article suivant COP26 déforestation COP26: 100 pays s’engagent à mettre fin à la déforestation Plus de 100 dirigeants lors de la vingt-sixième session de la Conférence des Parties (COP26) se sont engagés à mettre… 2 November 2021 2 min