WTI, pétrole et Haïti : un choc extérieur qui peut vite devenir une pression locale
Le pétrole américain WTI a fortement progressé dans le sillage du Brent, qui a dépassé 125 dollars le baril avant de reculer, à son plus haut niveau depuis 2022. Pour Haïti, une telle tension sur les prix pétroliers pourrait se traduire par une hausse du coût du carburant, du transport et de l’alimentation, avec un impact direct sur les ménages et les finances publiques.
Cette volatilité reflète un marché sous tension, pris entre l’impasse diplomatique avec l’Iran, le maintien du blocus naval américain et les risques sur la circulation dans le détroit d’Ormuz. Le Brent a brièvement atteint 126,41 dollars le baril, tandis que le WTI évoluait autour de 106 à 108 dollars, confirmant la nervosité des marchés face à un possible choc prolongé sur l’offre.
Pour Haïti, l’enjeu est indirect, mais très concret. Le pays importe ses produits pétroliers et dépend fortement du carburant pour le transport, les génératrices, la distribution alimentaire et les services de base. Une hausse prolongée du WTI et du Brent peut donc se transmettre aux coûts d’approvisionnement, aux prix du transport et, à terme, au panier des ménages.
Le risque est d’autant plus important que l’inflation reste élevée en Haïti et que le budget public est déjà contraint. Si l’État absorbe une partie du choc pour limiter la hausse à la pompe, cela réduit ses marges budgétaires. S’il transfère le choc aux consommateurs, la pression sur les ménages augmente. Dans les deux cas, un pétrole durablement élevé peut fragiliser davantage le pouvoir d’achat et compliquer la gestion économique du pays.

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