Gourdes pour 1 dollar EU
130.54 (-0.02%)
vnt 130.93 (-0.07%)
vnt 131.50 ach 129.00
vnt 131.50 ach 129.00
vnt 131.50 ach 129.25
vnt 139.00 ach 137.00
vnt 132.00 ach 129.75
vnt 131.50 ach 129.00
vnt 131.50 ach 129.00
vnt 131.50 ach 129.00
Gourdes pour 1 dollar EU
130.54 (-0.02%)
vnt 130.93 (-0.07%)
vnt 131.50 ach 129.00
vnt 131.50 ach 129.00
vnt 131.50 ach 129.25
vnt 139.00 ach 137.00
vnt 132.00 ach 129.75
vnt 131.50 ach 129.00
vnt 131.50 ach 129.00
vnt 131.50 ach 129.00
Douanes : plus de 12,4 milliards de gourdes collectées en mars, un signal positif pour des finances publiques sous pression

Douanes : plus de 12,4 milliards de gourdes collectées en mars, un signal positif pour des finances publiques sous pression

L’Administration générale des douanes (AGD) annonce avoir collecté 12,42 milliards de gourdes en mars 2026, soit une hausse de 34 % par rapport à mars 2025. Présenté le 9 avril lors de la conférence mensuelle « Ann Koze ak Ladwann », ce résultat dépasse de 7 % les prévisions du ministère de l’Économie et des Finances. Dans un contexte de fortes tensions budgétaires, cette progression donne un peu d’oxygène aux finances publiques, tout en mettant en avant le rôle central du contrôle douanier dans la mobilisation des recettes.

L’Administration générale des douanes a enregistré en mars 2026 une performance nettement supérieure à celle de l’an dernier. Selon les chiffres présentés lors de la rencontre mensuelle « Ann Koze ak Ladwann », l’institution a collecté 12 417 913 135 gourdes, contre 9 279 480 007 gourdes en mars 2025. Cela représente une augmentation de 3 138 433 127 gourdes, soit une progression de 34 % sur un an.

Au-delà du simple chiffre, l’AGD souligne que ce niveau de recettes a aussi dépassé les prévisions du ministère de l’Économie et des Finances de 7 %. Pour une administration publique confrontée à des besoins de financement élevés et à une marge de manœuvre budgétaire limitée, ce dépassement n’est pas anodin. Il suggère que les douanes continuent de jouer un rôle de premier plan dans l’alimentation du Trésor public.

Le directeur des affaires juridiques et contentieuses de l’AGD, Me Réginald Sevère, a mis en avant la volonté de l’institution de poursuivre l’amélioration de ses résultats tout en maintenant des garanties et des facilités pour les opérateurs économiques. Le message sous-jacent suggère que, selon l’AGD, la recherche de la performance ne doit pas se faire au détriment de la fluidité nécessaire aux activités commerciales.

Dans le même esprit, le directeur adjoint à la direction du contrôle de l’AGD a présenté cette hausse comme le reflet de l’efficacité des mesures de contrôle, d’une meilleure discipline dans la gestion fiscale et de la détermination des agents à faire respecter la loi et les règlements. En clair, l’administration attribue cette progression moins à un facteur ponctuel qu’à un renforcement de son dispositif de contrôle et de sa capacité d’exécution.

L’autre volet mis en avant lors de cette causerie concerne la surveillance. Yvner Neptune, directeur adjoint à la direction de surveillance de l’AGD, a signalé plusieurs saisies de marchandises illicites jugées dangereuses pour la population. Parmi les produits interceptés figurent notamment des étuis d’armes à feu, des drones, des radios de communication, des médicaments périmés, des viandes avariées ainsi que des produits sexuels, entre autres.

Cette double lecture, performance fiscale d’un côté, renforcement de la surveillance de l’autre, permet à l’AGD de présenter les résultats de mars comme le signe d’une administration plus active sur plusieurs fronts. D’un côté, elle collecte davantage. De l’autre, elle cherche à montrer qu’elle contrôle mieux les flux de marchandises entrant sur le territoire.

Reste maintenant une question de fond : cette hausse de mars marque-t-elle une tendance durable ou une performance ponctuelle ? Dans un contexte économique encore fragile, la capacité de l’État à maintenir ce niveau de recettes au cours des prochains mois sera un indicateur important pour suivre l’évolution des finances publiques. Pour l’heure, mars 2026 apparaît comme un mois particulièrement solide pour les douanes haïtiennes, et comme un signal encourageant pour un budget national qui continue de fonctionner sous pression.

Previous post Riz : malgré le recul des prix mondiaux, Haïti reste vulnerable
produits pétroliers Next post Haïti face au dilemme des subventions énergétiques