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Riz : malgré le recul des prix mondiaux, Haïti reste vulnerable

La dernière mise à jour de la FAO montre un recul des prix mondiaux du riz en mars 2026. Toutefois, la baisse des prix mondiaux ne suffira pas sans relance de la production en Haïti.

La dernière mise à jour de la FAO montre un recul des prix mondiaux du riz en mars 2026. L’indice global a baissé de 3 %, dans un marché marqué à la fois par des récoltes plus abondantes en Asie et par les perturbations liées au conflit au Moyen-Orient. Mais pour les ménages haïtiens, cette détente sur les marchés internationaux ne signifie pas automatiquement une baisse du coût du riz sur le marché local.

Selon la FAO Rice Price Update d’avril 2026, l’indice global FAO du prix du riz a reculé de 3 % en mars, à 100,1 points, soit 3,8 % de moins qu’un an plus tôt. Plusieurs grandes cotations à l’exportation ont aussi baissé, notamment en Inde, au Vietnam et en Thaïlande, tandis que le riz américain restait globalement stable sur un mois, mais inférieur à son niveau de mars 2025.

À première vue, cela pourrait sembler positif pour un pays importateur comme Haïti. Mais la réalité haïtienne est plus compliquée. Les prix internationaux peuvent baisser sans que les ménages en ressentent rapidement les effets. Le fret, l’assurance, le prix du carburant, les marges d’importation et les difficultés de distribution locale peuvent freiner, voire annuler, ce soulagement.

Cette situation rappelle surtout une faiblesse structurelle : Haïti dépend trop de l’extérieur pour se nourrir. Tant que le pays restera fortement exposé aux importations, chaque crise internationale continuera de frapper directement le coût de la vie. Le vrai enjeu dépasse donc la seule évolution des prix sur le marché mondial.

Rien ne peut remplacer la production nationale. Dans un contexte de baisse ou de stagnation de la production locale, Haïti reste vulnérable aux chocs extérieurs. Renforcer la production nationale de riz, soutenir les agriculteurs et améliorer l’irrigation, l’accès aux intrants, le stockage et le transport n’est pas seulement une nécessité économique et sociale, c’est aussi une question de survie pour le pays.

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