Les prix internationaux du riz ont de nouveau augmenté en juin 2026. Selon la dernière mise à jour de la FAO, l’indice FAO des prix du riz a progressé de 3.2% sur un mois pour atteindre 108.2 points. Il se situe désormais 2.6% au-dessus de son niveau d’il y a un an et atteint son plus haut niveau depuis janvier 2025.
- Les prix mondiaux du riz ont augmenté de 3.2% en juin 2026.
- La hausse est surtout portée par le riz Indica, notamment en Asie.
- Pour Haïti, cette remontée peut peser sur les coûts d’importation et les prix alimentaires.
La hausse a surtout été portée par le riz Indica, une variété largement échangée sur les marchés internationaux. Son indice a augmenté de 4.6% en juin, sous l’effet d’un raffermissement des prix dans les principaux pays exportateurs asiatiques. La FAO signale notamment des hausses marquées au Pakistan et en Thaïlande, soutenues par des ventes vers les Philippines, après un déplacement d’une partie de la demande hors du Viet Nam.
En Thaïlande, les prix ont aussi été soutenus par des ventes solides vers la Malaisie et par des inquiétudes concernant les perspectives de production pour la campagne 2026/2027. Au Viet Nam, la hausse est liée à des disponibilités plus limitées, tandis qu’en Inde, les ventes vers des destinations africaines ont contribué à tirer les prix vers le haut. Toutefois, les hausses sont restées plus modérées dans ces deux pays, en raison d’échanges plus lents au Viet Nam et de disponibilités abondantes en Inde.
Cette évolution mérite une attention particulière pour les pays importateurs comme Haïti, où les variations des prix internationaux peuvent se transmettre aux coûts d’importation, aux prix de détail et, à terme, au panier alimentaire des ménages. Même si la hausse actuelle reste moins spectaculaire que les pics observés ces dernières années, elle rappelle la vulnérabilité des consommateurs face aux mouvements du marché mondial du riz.
Dans les Amériques, les prix ont évolué de manière plus contrastée. Les prix du riz américain se sont légèrement repliés dans un contexte de faibles échanges, tandis que les ventes robustes ont soutenu les prix au Brésil et en Uruguay. Pour les prochains mois, l’évolution des disponibilités asiatiques, de la demande des grands importateurs et des coûts logistiques restera déterminante.
