Le Statut de protection temporaire accordé aux Haïtiens aux États-Unis prend fin ce lundi 27 juillet 2026. Environ 350 000 personnes perdent ainsi la protection contre l’expulsion et l’autorisation de travail liées au TPS.
Haïti avait obtenu cette désignation après le séisme de 2010. Elle avait ensuite été prolongée à plusieurs reprises en raison de la violence des groupes armés, de l’insécurité alimentaire et de la détérioration des conditions de vie. Le 25 juin, la Cour suprême américaine a toutefois levé les obstacles judiciaires qui retardaient la décision de l’administration Trump d’y mettre fin.
Les autorités haïtiennes se préparent désormais à une augmentation des vols de déportation vers Cap-Haïtien. Jusqu’à huit vols par mois, transportant environ 250 personnes au total, pourraient être organisés.
Cette décision intervient alors que la violence continue de progresser en Haïti. Au début de juillet, au moins 61 personnes, dont 14 enfants, ont été tuées lors d’attaques dans les communes de Kenscoff et de Pétion-Ville, selon les Nations unies.
Le contraste est frappant : Washington estime que les conditions justifiant le TPS ne sont plus réunies, mais déconseille toujours formellement à ses propres citoyens de se rendre en Haïti. Le Département d’État évoque les crimes, les enlèvements, la violence armée et les capacités limitées des services d’urgence, allant jusqu’à recommander aux voyageurs de préparer un testament avant leur départ.
