Le Conseil de sécurité des Nations unies a renouvelé le régime de sanctions concernant Haïti, tout en mettant davantage l’accent sur le financement des groupes armés, les détournements de ressources publiques et les activités économiques illicites.
- L’ONU renouvelle pour un an le régime de sanctions concernant Haïti.
- Les réseaux de financement des gangs et les détournements de ressources publiques font l’objet d’une attention accrue.
- L’efficacité des sanctions dépendra notamment de leur application et de l’identification des acteurs qui soutiennent les groupes armés.
Le 14 octobre 2026, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 2831 (2026), prolongeant d’un an les sanctions internationales visant les acteurs qui menacent la paix et la sécurité en Haïti. Le texte a recueilli 14 voix favorables, la Russie s’étant abstenue.
Les mesures maintenues comprennent l’embargo sur les armes, le gel des avoirs et les interdictions de voyager visant les personnes et entités inscrites sur la liste des sanctions.
Au-delà du renouvellement des mesures existantes, la résolution attire particulièrement l’attention sur les sources de financement des groupes armés et les activités économiques susceptibles d’alimenter l’insécurité.
Le Conseil exprime notamment ses préoccupations concernant les détournements de ressources publiques, les activités commerciales illicites liées aux ressources naturelles et les violations de l’embargo sur les armes. Le commerce des civelles figure également parmi les secteurs nécessitant une meilleure réglementation.
Le mandat du Groupe d’experts chargé de surveiller l’application des sanctions est prolongé de 13 mois, avec un rapport intermédiaire attendu en mars 2027.
Cette décision intervient après la publication d’un rapport d’experts de l’ONU mettant en évidence les liens entre certains groupes armés et des acteurs politiques et économiques haïtiens.
